Chez Gillet, une voiture ne sort pas d'une chaîne. Elle sort d'un atelier, où une poignée de personnes la façonnent, l'ajustent et la règlent, pièce après pièce.

Vous êtes nombreux à vouloir en savoir plus sur la BellaRiva, et on a hâte de vous la présenter. Mais avant la voiture, laissez-nous vous présenter celles et ceux qui la construisent.

Construire une voiture demande énormément de savoir-faire, et des métiers très différents : modeleurs, mécaniciens, selliers, designers, ingénieurs, électroniciens, metteurs au point. On a la chance de compter dans l'équipe des personnes de talent, chacune avec son métier, son coup d'œil, sa façon de faire. Et sur un projet comme la BellaRiva, leur capacité à passer d'un poste à l'autre sans rien lâcher sur le niveau d'exigence compte autant que leur spécialité.

Le showroom Automobiles Gillet, une Vertigo rouge au premier plan et une Vertigo orange au fond

On ne pourra pas toutes vous les présenter, mais aujourd'hui on commence par deux d'entre elles.

Andrea Viniziano, 28 ans de maison

Andrea Viniziano au volant d'une Gillet verte, dans l'atelier

Andrea est arrivé en 1998. Autant dire qu'il a vu passer à peu près tout ce que la marque a construit depuis.

C'est en compétition qu'il a fait ses armes, et il a continué sur cette voie une fois chez Gillet, avec Belgian Racing, l'une des grosses équipes GT belges de l'époque, ou aux côtés de gens comme Olivier Laine, aujourd'hui aux commandes de Boutsen VDS en GT3 Europe.

Chez Gillet, il commence par la version course de la Vertigo, engagée via le team MRS, avec son V6 Alfa atmosphérique. Puis vient le restylage de 2002, celui qui donne naissance à la Vertigo Streiff. Là, il passe modeleur : nouvelle carrosserie, nouveaux moules, un relifting si profond que le mot est presque faible. Il travaille les lignes, les formes, les moules.

Fin 1999, il met aussi la main à un projet d'un autre genre. Le 4 décembre, le prince Philippe, duc de Brabant, épouse Mathilde d'Udekem d'Acoz à Bruxelles. Ils deviendront notre roi et notre reine. Pour le cortège, il faut une voiture découverte, mais on est en décembre, en Belgique. L'atelier réalise donc la bulle transparente posée sur la Mercedes officielle. Une commande atypique, et une belle fierté de se voir confier cette mission.

Andrea Viniziano polissant une pièce chromée au touret, à l'atelier

Plus tard, il s'occupe des finitions du Mostro. Et aujourd'hui, c'est devenu son terrain : la préparation et l'ajustage des pièces intérieures, les panneaux de portes, le tableau de bord, tout ce qui se touche et se regarde de près. Quand une pièce n'existe pas, il la conçoit.

Sur la BellaRiva, il travaille la carrosserie et retouche tout ce qui demande un ajustement, y compris les pièces de boiserie, qu'on a hâte de vous présenter dans un prochain article.

Timothy Dehan, la mécanique et le chrono

Timothy Dehan penché sur le compartiment moteur d'une Lotus verte

Timothy est chez nous depuis un peu plus de quatre ans. Lui, c'est la mécanique.

Il a su très tôt ce qu'il voulait faire. Vers 19 ans, il part en formation longue du côté de Spa-Francorchamps, pour entrer dans le métier le plus vite possible.

Ensuite, le sport auto, sans modération : Boutsen, WRT, Cometoyou. Des saisons en LMP3 avec Boutsen, et le circuit de la Sarthe au programme. Un titre de champion avec WRT, décroché à Barcelone en 2016 avec Enzo Ide. Des championnats qui l'ont emmené loin, de l'Asian GT au Moyen-Orient, en passant par le WTCR.

Timothy Dehan au volant d'une Lotus Elan 1600 verte, dans l'atelier

Chez Gillet, il touche à tout côté mécanique. Montage des Zagato, restaurations complètes, moteur sorti, carrosserie déposée. Le genre de poste qui demande des mains sûres, de la méthode, et la capacité de remonter un moteur sans se retrouver avec une vis orpheline dans les mains.

Deux approches, une voiture

Sur la BellaRiva, l'expérience des deux fait sens. Toutes ces années passées à façonner, régler et chercher le dixième se retrouvent aujourd'hui dans l'âme de la voiture.

Ils ne sont que deux parmi beaucoup d'autres. Mais s'il fallait commencer quelque part, c'était par là. Parce qu'une voiture fabriquée à la main se règle à la main, et que le savoir-faire, chez nous, passe toujours par quelqu'un.

Vous comprenez maintenant pourquoi la BellaRiva, comme toutes les automobiles Gillet avant elle, est unique. Chacune porte un peu de ceux qui l'ont construite.

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